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Alexandre Kazar
Alexandre Kazar, installé à Rouen et fraichement revenu de Londres a fait un vœu de simplicité.
Afin de représenter des scènes qui semblent avoir atteint leur point culminant d'intensité, il joue avec le contraste apporté par l'utilisation du noir et du blanc, et parfois une touche de rouge vient déranger la composition en ajoutant une note de violence à l'oeuvre.
Après avoir fait ses débuts aux pochoirs, il a développé sa propre et unique "technique de chirurgien", en coupant, avec un scalpel des rubans adhésifs directement sur des toiles, technique qui lui permet une rare précision.
Le contraste de couleurs et de lumière apporté à la composition par cette technique permet au spectateur de profiter d'un effet optique modulaire.
En effet, plus le spectateur est face à l'oeuvre mais aussi plus il s'en éloigne, plus la composition l'apparaîtra nette et détaillée, comme si Kazar voulait accentuer la distance entre les scènes historiques qu'il représente à travers ses oeuvres et les spectateurs ordinaires que nous sommes.
Ses récents travaux «chirurgicaux» proposent une réinterprétation des œuvres classiques : des peintures de la Renaissance aux photographies modernes.
Après avoir participé au projet Tour Paris 13 en 2013, pour lequel il a peint une fresque en plein air, Alexandre a exposé ses œuvres à Paris et à Londres et c'est avec un plaisir non dissimulé qu'il rejoint aujourd'hui les artistes d'Outsiders.
Artiste Ouvrier
Artiste-Ouvrier, est un peintre et artiste urbain français. Depuis 2000 il réalise ses œuvres au pochoir et à la bombe aérosol, le plus souvent sur les murs mais également sur d'autres supports tels que des vinyles ou des panneaux de bois.
Il commence à pratiquer la peinture au pochoir en 1993 mais c'est en 2000 qu'il décide de s'y consacrer et de prendre le nom d'« Artiste-Ouvrier ». Il organise 3 ans plus tard, avec Spliff Gâchette, la manifestation de l'« Internationale Pochoiriste » à Nogent-sur-Marne, qui consiste en la réalisation collaborative d'une fresque murale de 69 mètres de long et à laquelle participeront entre autres Yseult et Epsylon Point.
Il prendra ensuite part à d'autres initiatives légales de peinture urbaine, telles que le Stencil Project en 2004 qui réunit alors quelques-unes des plus grandes figures de l'art de rue parisien, telles Blek le rat et Jef Aérosol. L'année suivante, il participe à l'exposition « Section Urbaine » au marché des Blancs-Manteaux, dans le quatrième arrondissent de Paris, en compagnie d'Ernest Pignon-Ernest, Speedy Graphito, Nemo, Jérôme Mesnager, Paella, Mosko et associés…
Il est alors contacté par Is Bach, futur Js de JanaundJs, et 6lex, qui souhaitent apprendre de sa technique poussée du pochoir1. Leur regroupement marque la création de la WCA, la Working Class Artist. À cette époque, Artiste-Ouvrier part à Hambourg et c'est là l'occasion pour la WCA d’accueillir de nouveaux artistes, dont Jana, future membre de JanaundJs, et de se renommer WCA-ASA, pour « Altona Stencil Art ».
En 2008, il est l'invité de la manifestation annuelle des Lézarts de la Bièvre et réalise à cette occasion des peintures dans les 5ème et 13ème arrondissements de Paris. La même année, il est invité à Londres par Banksy dans le cadre du Cans festival, au même titre que des artistes internationalement reconnus tels que le portugais Vhils.
Les pochoirs d'Artiste-Ouvrier contiennent un haut niveau de détails et sont fréquemment en couleurs. Contrairement à beaucoup d'autres artistes pratiquant la couleur, il n'utilise que deux pochoirs pour une même œuvre mais peut néanmoins employer jusqu'à 48 couleurs.
Il est très influencé par la peinture du XIXe siècle, notamment par le préraphaélisme.
Il ne peint qu'aux endroits légaux ou avec l'accord des propriétaires des lieux.
Cleon Peterson
Cleon Peterson est né en 1973 à Seattle. Il grandit dans un cadre familial bohème, encourageant la création. Asthmatique durant son enfance, il pratique le dessin pendant ses nombreuses hospitalisations.
Plus tard, lorsqu’il vit à New York, il tombe dans la drogue et fait quelques passages en prison et en hôpital psychiatrique. C’est de cette expérience que l’artiste nourrit son oeuvre aujourd’hui. La violence urbaine, les ghettos et la tension qui y règne sont ainsi au coeur de ses oeuvres. « Je peins une réalité que tout le monde n'a pas forcément vécue mais qui existe, qui est là dehors. Il y a un genre de vie primaire qui va avec cette misère, c’est ce que j’essaye d’aborder dans mes peintures », confie l’artiste, en dehors de tout de jugement moral.
En parallèle de son activité de peintre, Cleon Peterson est un graphiste très réputé dans le milieu du skateboard. En 1998, il intègre l’équipe californienne des assistants de Shepard Fairey. En 2009, il obtient sa première exposition personnelle à Los Angeles et ne cesse de multiplier les projets depuis. En 2014, il réalise une fresque de 50 mètres au Palais de Tokyo.
Cumbone
Cumbone est né en 1978, sorti de l’école du cirque Annie Fratellini à 20 ans, il passera la décennie suivante à chercher sa voie multipliant les expériences tour à tour musicien, comédien, saisonnier, il expérimente la peinture à l’aérosol à travers la technique Mexicaine du «Space painting».
C’est une fois passée la trentaine et pour donner suite à cette dernière activité que Cumbone trouve enfin sa route, il lui aura suffit pour cela de tomber sur un livre rétrospectif de l'oeuvre de Keith Haring. Pour lui qui a grandi sous l'influence de la bande dessinée, des comics et autres cartoons, le lien est évident et le décomplexe totalement face à un domaine qui passe pour bien trop souvent élitiste, lui qui est de nature autodidacte.
Il commence donc par recouvrir des toiles en dessinant des compositions abstraites faites de gélules, d’ossements et de préservatifs (si si) dés 2009. S’en suit le développement de sa charte graphique au travers d’une imagerie résolument Pop, où l’on retrouve pêle-mêle des personnages et logos provenant de diverses époques et origines qu’il s’approprie à travers le détournement. Mèlant le travail manuel au numérique c'est avec plaisir qu’il brouille les pistes en terme de production, privilégiant le résultat à la méthode.
Egalement reconnu pour avoir donné l’illusion d’être un imbécile de haut niveau en se tirant une (fausse) balle dans le pied, il manie les codes actuels de la communication avec brio. En explorant dernièrement ses bases typographiques, il développe en 2015 son nouveau style, le «Mantraffiti» sans toutefois mettre de côté les Mash-up qu’il affectionne tant. Un artiste aux multiples facettes à découvrir !
Léonard Combier
Né en 1989, Léonard Combier est un artiste français. Il vit et travaille à Paris.
Léonard Combier pratique le dessin dès son plus jeune âge. Même s'il n'étudie pas les arts plastiques durant ses études, il y consacre la majorité de son temps.
Léonard Combier réalise ses oeuvres sur toile à la peinture acrylique et au Posca, et à l'encre lorsqu'il travaille sur papier. L'artiste crée des labyrinthes qui demandent aux spectateurs de s'arrêter, observer afin d'aller au-delà d'un premier plan complexe. En effet il s'agit d'une juxtaposition de multiples détails cachés. Il crée de petites figures ou introduit de minuscules phrases. Tous ces éléments font apparaître une plus grande image. L'artiste aborde les thèmes des valeurs morales et souvent de la sexualité sans jamais choquer le spectateur mais au contraire sur le ton de l'humour et de la bonne humeur.
Saïd Sabir
Saïd Sabir est un street artiste urbain né le 04/06/1989 à Tanger (Maroc). Il commence à dessiner dès son plus jeune âge, en 2006 il développe ses compétences et il se lance dans les activités artistiques beaucoup plus car il était déjà étudiant d’art.
Après avoir fait le graphisme, il a commencé de travailler sur la bande dessiné, et la création des personnages, il a assisté dans des festivals et des événements. En 2011 il a entamé la réalisation de sa première BD << killer network >> et d’autres histoires : piece of moon , wolves...
En 2012 , il s’est impliqué dans le street art, et a débuté de travailler sur les tableaux et les murs , et sur des produits comme les t-shirt en utilisant la technique de sérigraphie. Actuellement , Said Sabir est toujours en train de réaliser de nouveaux projets street art et urbain , avec de nouvelles techniques et styles.
Shepard Fairey "OBEY"
Frank Shepard Fairey, plus connu sous le nom de Shepard Fairey, né le 15 février 1970 à Charleston en Caroline-du-Sud, est un artiste américain, sérigraphiste, muraliste et illustrateur.
Issu de la scène du skateboard, il s'est d'abord fait connaître par les autocollants André the Giant Has a Posse, qui a donné la campagne Obey Giant.
Son travail est devenu mondialement célèbre lors de la campagne présidentielle américaine de 2008, avec la création du poster « HOPE » de Barack Obama qui deviendra une image-icône de la campagne. L'Institut d'art contemporain de Boston le considère comme un des plus connus, des meilleurs et des plus influents artistes de Street art du moment.
En France, Fairey est d'abord exposé à la Base, la galerie éphémère d'Invader où il présente de petits portraits de guérilleros coagulés et plusieurs fois à la Galerie Magda Danysz qui a défendu très tôt son travail en galerie. Il participe au M.U.R. en mai 2007 lors d'une pièce avec WK interact. Une de ses recompositions d'affiches a été exposée à la Fondation Cartier lors de l'exposition Né dans la rue - Graffiti, à l'automne 2009.